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Vendredi 23 juin 2017
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PATRIMOINE IMMATÉRIEL DE L'UNESCO


Le café arabe, le kimchi ou... le solstice d'été





Sur les 35 dossiers présentés, 19 ont été « recommandés pour inscription » par l’organe d’évaluation de l’Unesco. Parmi les dossiers retenus, il y a le café arabe et le kimchi nord-coréen.  Ces candidatures seront entérinées lors de la réunion du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, du 30 novembre au 4 décembre à Windhoek (Namibie).

La préparation du kimchi, mets traditionnel coréen à base de légumes lacto-fermentés, a été présentée par la Corée du Nord, deux ans après l’inscription sur la liste de ce plat par son grand rival de Corée du Sud. La préparation du café arabe, présenté par les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Oman et le Qatar, a également été retenue.

Parmi les autres dossiers retenus : les fêtes du feu du solstice d’été dans les Pyrénées, avec leurs flambeaux, leurs bûchers et leurs danses folkloriques, qui concernent la France, l’Espagne et l’Andorre. Il y a également la culture de la cornemuse en Slovaquie, les danses des garçons en Roumanie, l’artisanat du cuivre de Lahidj en Azerbaïdjan sont quelques-uns des autres dossiers également recommandés pour inscription. Trois candidatures sur huit ont par ailleurs été retenues pour une inscription sur la liste de « sauvegarde urgente » : la fabrication des sonnailles, sortes de cloches traditionnelles au Portugal, le glasoechko, chant d’hommes à deux voix dans le bas Polog en Macédoine, la tradition orale Koogere des Basongora, Banyabidi et Batooro en Ouganda.

Mais « être inscrit ne signifie en aucun cas une propriété nationale », précise Cécile Duvelle, secrétaire de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, déplorant « l’instrumentalisation » par les Etats de cette liste, qu’elle compare à un « concours de Miss Monde ». Elle regrette aussi que les Etats préfèrent souvent demander une inscription sur la liste en raison des bénéfices touristiques engendrés, plutôt que de solliciter une aide financière pour sauvegarder ce patrimoine. Seuls deux pays ont fait cette année une demande d’assistance internationale: le Kenya et le Malawi, souligne-t-elle.

« Sauvegarder le patrimoine immatériel, c’est contribuer au développement durable des sociétés », ajoute Cécile Duvelle. « Ce qui est intéressant, c’est ce que les Etats vont mettre en place pour que ce patrimoine immatériel puisse reprendre du service » dans les sociétés./4.12/MB.


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