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Par: lhomme le 18/04/2012


Qualité insuffisante, tarifs opaques et injustes : les services de distribution d’eau potable et d’assainissement en France essuient en même temps un tir groupé de critiques des associations de consommateurs. Tirant un premier bilan d’une enquête lancée il y a un an, 60 millions de consommateurs et la fondation France Libertés ont sorti récemment le carton rouge contre un service de l’eau qualifié d’opaque et d’inéquitable. En un an, près de 10 000 consommateurs se sont inscrits sur le site de l’enquête www.prixdeleau.fr Parmi ces contributions, 4 000 factures étaient exploitables et 230 analysées en détail, à la fois sur le prix et leur conformité. Or, seules 9% des factures se sont révélées « totalement conformes » à la réglementation. En termes de prix abusifs et de mauvais services rendus, il faudrait particulièrement dénoncer les services de distribution d’eau en outre-mer avec ses factures fantaisistes et souvent  astronomiques, son dysfonctionnement informatique en Guadeloupe et des documents souvent illisibles sur la qualité de l’eau...




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Rareté


La bataille de l’eau n'est pas gagnée





18-4/11h15/Michel Lhomme/ La neige qui tombe sur l’Everest entre 6 860 et 7 750 mètres présente des concentrations en arsenic et en cadmium qui rendraient une eau non potable. Mais, cela fait pas mal de temps que l’eau de pluie n’est plus considérée comme potable. Un vrai recul alors que l’accès à l’eau dans le monde progresse toujours moins vite que les besoins humains. On pense notamment aux différentes causes de ce problème, notamment les nuages radioactifs, à la suite des catastrophes de Tchernobyl, il y a vingt cinq ans et surtout de Fukushima, il y a seulement un an. Et, même si les particules radioactives ont eu le temps de se disperser, il y a bien d’autres sources de contamination possibles. La Direction générale de la Santé en avait établi le diagnostic bien avant le dernier accident nucléaire : « l’eau de pluie n’est pas potable, car elle présente une contamination microbiologique et chimique supérieure aux limites de qualité retenues pour l’eau potable distribuée par le réseau public ». Le Conseil mondial de l‘eau, qui s’est réuni en mars, a donc tiré la sonnette d’alarme lorsqu’il constate que « la crise de l’eau est largement répandue et la poursuite de l’application des politiques en vigueur en matière de gestion de l’eau ne fera qu’étendre et aggraver cette crise ». 

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