Metamag - Le magazine de l'esprit critique
Samedi 22 septembre 2018
Laissez vos commentaires
Entrez votre pseudo:
Entrez votre e-mail: 
Antispam: combien font un et quatre?:
Nombre de commentaires pour cet article: 0

Accueil >> Notre monde en bref

présidentielle


Petite leçon de sociologie électorale





2-5/7h22/ Pourquoi perd-on des élections ? En 2007, par son discours de Gandrange, Sarkozy avait réussi à convaincre et l’emportait avec 56% des suffrages dans le département. Que reste-t-il de Gandrange aujourd’hui ? Une plaque de marbre noir, posée entre deux herbes folles devant l’entrée du site : « Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy faites à Gandrange le 4 février 2008. » Résultats du premier tour de la présidentielle 2012 à Gandrange, site de l’ancienne aciérie Arcelor-Mittal : Hollande : 29,69 % ; Le Pen : 28,15% ; Sarkozy : 19 % ; Mélenchon : 9,68 %. En février 2008, au lendemain de son mariage avec Carla Bruni, le chef de l’Etat avait lancé son fameux : « Et je dois dire que comme voyage de noces, Gandrange, il n’y a pas mieux ». A Gandrange, on les a attendus, mais Sarkozy et sa femme ne sont pas allés en voyage de noces à Gandrange. Pourquoi ? Nicolas aurait-il l’intention d’y construire une maison de retraite luxueuse pour les cadres de l’UMP, une maison de retraite bien située, juste en face de la cathédrale d’acier abandonnée, pour qu’ils puissent sur leurs vieux jours, contempler la désindustrialisation française au balcon avant que la maladie d’Alzheimer ne les atteigne? Les Gandrangeois, bien sûr, ne croient pas à cette historiette et, de toutes manières, ils préfèrent abandonner Sarkozy au silence rouillé des promesses non tenues et des espoirs douchés. 



Imprimer cet article
Envoyer à un ami