JOYEUX NOËL MAIS COMMENT SOULAGER LA MISÈRE ?

Un chômage et un déficit importants
Posté par: Michel Lhomme le: 22/12/2015
MONDE EN ACTION



Cela dépasserait les prévisions les plus pessimistes de Bruxelles : l'état économique de notre pays est catastrophique. A politique inchangée et irresponsabilité constante de ses dirigeants de drauche, la France présente en cette fin d'année 2016 le déficit le plus élevé de toute la zone euro. 

Toutes les mesures désastreuses de restrictions programmées depuis des mois, mesures toutes dirigées contre les classes moyennes, les familles, la sécurité, la Défense nationale, les propriétaires, les retraités, les automobilistes, les chômeurs, les enseignants, toutes ces mesures n'auront servi qu'à donner des gages d'austérité à Bruxelles et quémander son indulgence. 

Selon un engrenage pervers et infini, la gabegie des aides sociales avec l'aide médicale d'Etat, le scandale des emplois aidés comme seule solution à la crue sans fin du chômage, en dépit de promesses répétées d'investissement et de relance condamne inéluctablement la France à la pauvreté. Avec quelque 700 000 chômeurs de plus depuis mai 2012, et encore 40 000 supplémentaires au mois d’octobre, le gouvernement porte tout le poids de cet échec, privant par son idéologie socialisante le pays de toute marge de manœuvre et d'initiatives économiques ambitieuses comme la fin des niches fiscales, du système des aides sociales étatisées, des défiscalisations ultra-marines.
 
L'exécutif européen prévoyait 4,4 % de déficit en 2014, 4,5 % en 2015 et 4,7 % en 2016. Cela risque d'avoisiner les 5 % alors que le gouvernement prévoyait en début d'année 4,3 %. Ces chiffres ne correspondent pas tout à fait aux chiffres officiels  mais ils correspondent aux chiffres européens rectifiés par l'accroissement de l'endettement public du pays. On est en tout cas bien loin du retour à l'objectif de 3 % en 2017, la fameuse règle d'or promise comme par miracle pour l'année électorale.

En fait, les économies proposées visent toujours les mêmes alors que le gouvernement ne fait rien contre la mauvaise dépense publique : l'AME (Aide médicale d'État), la CMU (la couverture médicale universelle), le trop grand nombre de parlementaires, l'augmentation constante des dépenses de État, les transferts financiers vers l'Union européenne, le renflouement de l'euro, le coût grandissant de l'immigration, la fraude sociale et fiscale. La dette publique s'est encore s'alourdie et est passé de 95,5% du PIB en 2014 à 98,1% cette année et elle frôlera les 100 % (99,8% exactement) en 2016.

La France sera de nouveau en début d'année examinée par Bruxelles. Les attentats du 13 novembre, les élections du 6 décembre lui ont laissé un répit mais les agences de notation ne sont pas dupes. La France pourrait recevoir des sanctions financières pour ne pas avoir tenu ses engagements. La France joue avec le feu avec une Union européenne dont elle est devenue le pire élève.