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Nombre de commentaires pour cet article: 4

Par: Arminius de Teutoburg le 01/06/2015


On se cache derrière les héros auxquels on ne peut ressembler.
Microcosme

Par: lhomme le 30/05/2015


Mais n'y-a-t-il pas plutôt inversion de l'histoire ? Qui sont les collabos du ''remplacisme'' ? Résister, c'est aujourd'hui forcément dire non au changement de peuple et de civilisation. À partir de là, Hollande a beau faire entrer les résistants d'hier, il joue à contre-courant. Il a choisi son camp : l'immigrationniste, la trahison nationale, le mondialisme remplaciste. Il faut commencer à dire et à répandre partout cette inversion sémantique, souligner et désigner les collabos du pas d'amalgame et des mosquées à tous les coins de rue puisque le discours dominant nous y oblige. Les collabos, ce sont les socialauds, les juppéistes partisans effrénés de la substitution ethnique, accélérateurs de la néo-colonisation du pays, et de la dissolution ethnique de l’Europe toute entière. ML.

Microcosme

Par: rogerbernos le 29/05/2015


François Hollande, faute de réformes et de résultats économiques fait commerce de commémorations et de célébrations. Cela ne coûte pas cher et peut rapporter gros dit-on.C'est aussi un orfevre en matière d'imposture. Comment ce personnage médiocre, ficelard , grand amateur de compromis et de mensonges peut-il invoquer sans rougir l'esprit de la résistance?Comment le président fraîchement élu qui va retrouver sa maitresse en scooter peut-il évoquer sans rougir les héros morts pour la France?
Microcosme

Par: Robert41 le 29/05/2015


Excellente analyse.
Le préposé à la servitude présidentielle, n'a ni passé, ni avenir; il jouit du présent. 
Microcosme

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HOLLANDE AU PANTHÉON :  DES PLATITUDES ET DES ANACHRONISMES - La référence resistancialiste ne suffit pas à faire un discours historique

HOLLANDE AU PANTHÉON : DES PLATITUDES ET DES ANACHRONISMES


La référence resistancialiste ne suffit pas à faire un discours historique




le
modifié le 30/05/2015 à 08:45h

François Hollande avait annoncé un discours qui ferait date. C’est raté.

Son nouvel exercice commémoratif pour l’entrée paritaire de 4 résistants au Panthéon n’aura pas fait forte impression. A vouloir se présenter comme le président des générosités et résistances d’aujourd’hui, il se perd dans les mauvais effets de manche et les anachronismes dévastateurs.

Lors de son discours du Panthéon, prononcé pour l’entrée solennelle de Geneviève de Gaulle, Germaine Tillion, Jean Zay et Pierre Brossolette, le président de la république a tordu le passé pour communiquer au présent. Il a voulu déplacer les quatre grandes figures de la Résistance  de leur  temps  au nôtre.

Il a comparé ce qui n’est pas comparable

Ainsi a-t-il proclamé que Germaine Tillion, si elle vivait encore, «serait dans les camps des réfugiés qui accueillent les exilés de Syrie et d’Irak",  "se serait mobilisée pour retrouver les filles enlevées par Boko Haram" et "s’inquiéterait du sort de ces migrants en Méditerranée".
Il n’en sait rien.

Mais François Hollande est encore allé plus loin dans l’identification, ne se limitant pas seulement à lier passé et contemporain, mais en identifiant aussi les quatre Résistants à lui-même, à sa présidence et à son gouvernement. Il fait de Najat Vallaud Belkacem, le Jean zay de son quinquennat et c’est tout de même tirer la couverture de la résistance un peu loin. La résistance sublimée, de nouveau après avoir été encensée puis terriblement relativisée, est mise à toutes les sauces.

Son exploitation politicienne est faite de  ficelles trop grosses qui ne peuvent prendre.

« Soixante-dix ans après, ces haines reviennent, avec d’autres figures, dans d’autres circonstances, mais toujours avec les mêmes mots et les mêmes intentions. Elles frappent des innocents, des journalistes, des juifs, des policiers, et c'est pour conjurer cette résurgence funeste que les Français, le 11 janvier, se sont levés. Parce qu’ils n’ont jamais peur, jamais peur de défendre la liberté. Tous n’étaient pas là, ce jour-là. Mais la marche était pour tous. Pour la liberté. ».

Quand on sait ce qu’il reste de l’esprit du 11 janvier et de ce qu’il a vraiment été… une mystification sans lendemain, persévérer dans la comparaison avec la résistance n’est pas sans danger pour l’ image même de cette dernière.

Challenges le décrit très bien : « Hollande au Panthéon 2015, du fait d’un discours en partie hors-sujet, ne laissera pas la même trace dans la mémoire collective que Mitterrand en 1981, pénétrant en silence, à pas comptés, une rose à la main, dans le Temple de la république ……De l’histoire pour l’histoire, sans pollution de l’actualité. Voilà pourquoi l’image de Mitterrand au Panthéon demeure. A la différence de Hollande, Mitterrand ne s’identifiait pas pour lui-même aux grandes figures, tentant de raconter son histoire à travers leur histoire, au risque de la petitesse, il prenait place à leurs côtés, sans confusion ni effraction, en héritier, dans une continuité, en homme de son temps, relais du présent entre passé et avenir

Comme quoi il est dangereux de manipuler l'histoire même pour la mettre au service de l’idéologie actuelle de la mémoire.
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