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Par: Bernard Plouvier le 29/10/2015


Excellent et, pour moi : sensationnel et inédit. On comprend mieux certains chants choraux du Moyen Âge, tels les carmina burana originaux (que Carl Orff n'a nullement trahis) ou les compositions d'Hildegarde von Bingen.
Manifestement, aux XIe-XIIIe siècles, l'on connaissait encore cette tradition chorale et instrumentale... qui ne doit strictement rien à l'apport "arabo-musulman" dont on nous rebat les oreilles. Si les croisades ont renouvelé la musique en Occident, c'est via Constantinople et non les mélopées arabes ni même par les remarquables chants de Perse. C'est en cela que cet article est innovant et remarquable. Merci
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QUELLE MUSIQUE ÉCOUTAIT JULES CÉSAR ? - Entendre les

QUELLE MUSIQUE ÉCOUTAIT JULES CÉSAR ?


Entendre les "plus vieilles chansons du monde", des chants antiques qui datent du 4ème siècle avant J.C.




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Quelle musique écoutait Jules César - en tout cas quand la guerre des Gaules lui en laissait le loisir - ? Et Alexandre le Grand ? Quel était le plus grand compositeur grec au 4ème siècle avant J.C ? "Timothée de Milet", répond sans hésiter Annie Bélis, directrice de recherche au CNRS, à l’Institut de Papyrologie de la Sorbonne, ancienne de l’École Française d’Athènes, et spécialiste de musique grecque antique. C’est à cette éminente philologue et à son équipe que l’on doit l’interprétation exceptionnelle et inédite de deux nouvelles œuvres du répertoire antique, en janvier 2009, dans les locaux de l’École normale supérieure de Paris (ci-dessous, Athenaios, ensemble Kerylos).



Un patrimoine rarissime que les scientifiques de l’Institut de recherche et d’histoire des Textes (IRHT) traquent, traduisent et transcrivent pour faire resurgir du fond des âges des mélodies composées par Euripide, Carcinos ou Timothée, des péans (voir ci-dessous) dédiés à Apollon datés du 2ème siècle av.J.C, des hymnes à Lemnos ou des œuvres de Mésomède de Crète, le musicien préféré de l’Empereur Hadrien.


 


Seule la Grèce nous a transmis des partitions musicales, via des papyrus mis au jour en Égypte. Mutilées, souvent incomplètes, une cinquantaine d’entre elles nous sont toutefois parvenues. Pendant près de mille ans, entre le 6ème siècle avant J.-C et les invasions Barbares du 5ème siècle de notre ère, la musique n’était transcrite qu’à la façon des Grecs. Que ce soit du temps d’Alexandre, en Égypte ptolémaïque ou dans l’Empire Romain, un système de double notation musicale "d’une complexité vertigineuse" accompagnait les textes. Petits symboles graphiques figurés à l’aplomb des syllabes, ces représentations dérivées de l’alphabet, représentaient des signes mélodiques et rythmiques.



Comprendre le fonctionnement de ce système de notation n'a été possible que grâce à la traduction providentielle, en 1652, d’un traité de musique antique, par un prodige danois du nom de Marcus Meibom. Retrouvé au 17ème siècle après avoir été transmis via différents manuscrits médiévaux, ce traité rédigé en 360 de notre ère par un certain Alypius, contenait les explications des symboles musicaux de l’Antiquité grecque ! Ainsi, à la fin du 19e siècle, les papyrus musicaux commencèrent à être découverts, ils possédaient déjà leur pierre de Rosette. Grâce à cela, il nous est aujourd’hui possible, 2000 à 2500 ans plus tard, d’entendre les mélodies et chants qu’écoutaient Jules César ou encore Marc Aurèle.


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