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Vendredi 23 juin 2017
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Par: Robert41 le 08/11/2015


"Satisfaire les besoins d’information, de culture et de distraction du public",  tel était le fer de lance de la télévision française, dans les années soixante. Une raison d’État légitimée par la loi (1964).  Informer, cultiver et divertir en respectant le corpus républicain national, de ses mœurs et de ses valeurs. L’État républicain marquait son territoire face à un communisme d'après-guerre dangereux. Le général avait compris : - Que le drapeau rouge gagnant, c'était la perte de la souveraineté française et la mort économique de toutes initiatives privées.  Alors, face aux manipulations et bassesses politiques d'un grand savoir des gens de la gauche vis à vis d'une légitimité établie, il fallait contrôler comme le lait sur le feu, les diffusions nationales de l'entreprise d’État. Les syndicats sapés de l'intérieur la Maison. La guerre avait trop divisé ce vieux pays, il convenait de reconstruire, d'organiser et de redonner un sens et une grandeur nationale. On se rappelle des fameuses speakerines qui intervenaient promptement, lors d'incidents techniques. Elles ont disparu depuis pour la publicité. - L'auditeur d'hier, est devenu un télé-spectateur ... Un changement comportemental important est passé. Celui qui écoutait une émission, s'ordonnait par sagesse à la fin d'éteindre son poste. -  A contrario, l'habitus moderne ne sait plus arrêter l'objet-magique. Il enchaîne, avec le verbe zapper, à une multiplicité de fenêtres télévisuelles discordantes, souvent abêtissantes et infestées d'une réclame harcelante. Son addiction est telle qu'il laisse souvent son poste en fonctionnement, sans le regarder. Il ne sait plus dire : Stop !  - On l'a conditionné, comme un poulet en batterie. Il est gavé mentalement de virus pavloviens. Il n'a pas conscience de son état et persiste dans une prison mentale. L'effet est invisible mais cet additif publicitaire harcelant est majeur dans la déstabilisation. Ill contribue comme dans une machine à laver, à saturer les stimulus de l'individu, pour mieux le perdre. Le vieil auditeur, dans sa liberté critique et ses connaissances livresques, avait le choix, malgré trois chaînes d'émission à l'époque. De nos jours, une multiplicité de chaînes n'arrange rien. Au contraire, elle happe l'individu, en activant son individualité. Celle-ci exacerbée, a rendu  l'individu instable, malléable, superficiel, fragile. - La censure étatique est raisonnée pour le plus grand nombre d'hier, est devenue une réalité privative marchande du profit qui censure le plus grand nombre par un petit nombre. On censure non plus par un acte administratif mais par une exubérante représentation des mêmes individus parlant de la même moraline. Un ostracisme politique où l'invité d'opposition qui s'y prête, ne débat plus mais se trouve humilié et condamné uniquement à charge. C'est la télé spectacle, le retour des jeux d'arène. La télévision aux mains de marchands qui n'existent que par la complicité corruptible de l'homme politique, du journaliste opportuniste et du présentateur puttasse. C'est le pourquoi aux questions sur le Président Poutine  !  

Dérapages

Par: gemo30 le 07/11/2015


Après les Ben Ali, Hussein, Moubarak et le coriace El Assad, la France va bientôt prendre la tête d'une coalition internationale visant à débarquer Poutine pour libérer le peuple russe d'un oppresseur de plus...
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LA TÉLÉVISION  FRANÇAISE : - Une  propagande  à  double  détente

LA TÉLÉVISION FRANÇAISE :


Une propagande à double détente




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La télévision russe est fréquemment accusée de diffuser une propagande conforme aux intérêts du Kremlin. Mais son homologue française n’est pas en reste. La grille des programmes de France 2, mardi soir, constituait un véritable modèle de stratégie d’influence
.
Au cours d'une de ces soirées thématiques dont Arte, typiquement, raffole, les pires abominations des totalitarismes communiste et nazi étaient mises en scène. Près de cinq heures d'horreur au total au rythme des documentaires se succédant. Jusqu'ici rien à dire. Ces grandes messes audiovisuelles, au cours desquelles les spectateurs français sont invités au "devoir de mémoire", relèvent de l'exercice traditionnel depuis près d'un quart de siècle. 
 
Certains des documents qui se sont succédé au cours de cette soirée brillaient surtout par leur manque de rigueur historique. L'aller-retour perpétuel entre la Grande guerre patriotique et la carrière de Staline n'était pas, à coup sûr, la grille de lecture la plus pertinente et la plus claire. Mais ce n'est pas là le problème. C'est le séquencement de cette soirée qui interpelle.

Que la télévision française décide de rappeler que communisme et nazisme sont, comme le soulignait Vassili Grossman, égaux dans l'inhumanité en présentant une série de documentaires sur Staline, parfait. Une piqûre de rappel n'est jamais superflue alors que l'extrême-gauche, en France, s'imagine toujours être en position de donner des leçons de morale. En revanche, que vient faire en plein milieu de cette soirée "spéciale bourreaux" un documentaire, par ailleurs plus qu'orienté, traitant de Vladimir Poutine? Qu'on en juge:
 
1. Première partie de soirée: "Apocalypse Staline". Goulag, purges sanglantes, famines sciemment provoquées, mégalomanie et paranoïa… les grandes lignes de l'action et de la personnalité du "petit père des peuples" sont rappelées. 
2. Deuxième partie de soirée: "Poutine pour toujours?". Nous y reviendrons.
3. Troisième partie de soirée: "Einsatzgruppen". Un documentaire brillant, faisant appel aux meilleurs spécialistes français (Christian Ingrao…) et internationaux de la Shoah par balles. Deux heures d'images d'archives insoutenables relatant le génocide commis en Ukraine, en Biélorussie et dans les pays Baltes par les SS et leurs auxiliaires locaux en 1941. Un vrai travail historique, rigoureux, pédagogue, enrichissant, lui. 
 
A l'aune de ce descriptif, on se demande bien évidemment quelle est la logique narrative qui a conduit à placer un documentaire sur le Président de la Fédération de Russie en plein milieu de cette soirée. En quoi Vladimir Poutine a-t-il sa place entre Staline et les SS? La question doit être posée, car l'intégrer au sein d'une telle compagnie revient bel et bien à l'assimiler à elle. Rien que le titre du documentaire "Poutine pour toujours?", alors que le téléspectateur vient de se voir rappeler les crimes staliniens pendant près de trois heures, résonne nécessairement dans les esprits comme une suite logique à la première partie de soirée: après le dictateur Staline, l'autocrate Poutine… Cela revient à suggérer que rien n'a changé en Russie depuis la fin de l'Union soviétique et que les Russes sont les éternelles victimes —consentantes?— d'hommes d'Etat inflexibles. On connaît la chanson.

Bien entendu, France 2 se défend d'avoir eu une telle attention, soulignant qu'il s'agissait simplement d'une suite logique de documentaires sur des "personnalités fortes". On appréciera l'usage de ce qualificatif, plutôt élogieux, vis-à-vis de Staline et des SS… Evidemment, oser accuser la télévision publique française de basse visée propagandiste dans un contexte international tendu vaudra à tous ceux qui ont relevé le caractère pour le moins maladroit de cette grille de programmation un petit brevet de complotiste. Pro-russe, cela va de soi. Mais on ne peut passer sous silence les étranges pratiques de la télévision publique française, qui seraient condamnées si elles étaient le fait des médias russes. Complotisme? Christine Ockrent a dirigé le pôle audiovisuel public français, destiné à asseoir l'influence française à l'étranger, alors qu'elle était l'épouse de Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères. Que ne dirait-on pas si Madame Lavrov dirigeait l'agence Rossia Segodnya? Complotisme? Le chef du service météorologie de France 2 vient d'être licencié parce qu'il a exprimé un avis différent des autorités françaises sur le réchauffement climatique à l'approche de la COP 21… Bel exemple d'indépendance éditoriale des médias publics.
 
Il y a toutefois un aspect comique dans cette soirée consacrée aux totalitarismes. Si France 2 avait voulu suggérer discrètement aux téléspectateurs que les méchants, dans le cadre de la crise russo-ukrainienne, n'étaient peut-être pas ceux qu'on imagine, elle n'aurait pas pu faire mieux. "Apocalypse Staline" évoque la collaboration massive des Ukrainiens avec les nazis lors de l'invasion de l'Union soviétique. "Einsatzgruppen" souligne quant à lui l'effarement des SS —critiquant le manque de méthode— devant le déchaînement de violences antisémites commises par les Baltes et les Ukrainiens, lesquels ne s'engageront pas seulement dans les rangs des commandos de la mort, les Einsatzgruppen, mais aussi dans ceux des Totenkopfverbande, c'est à dire des gardiens des camps d'extermination et de la Waffen SS. Or, de qui se réclament aujourd'hui les nationalistes ukrainiens les plus hostiles à la Russie? De l'UPA et de l'OUN, qui ont soutenu cette politique de collaboration avec le IIIème Reich et sont considérés comme des héros de la seconde guerre mondiale par les autorités de Kiev. Celui qui suit l'actualité ukrainienne a donc été parfaitement éclairé, mardi soir, sur les racines idéologiques de Pravy Sektor et de Svoboda par la télévision française. Merci à elle.
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