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Jeudi 19 octobre 2017
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Par: john Wayne le 16/11/2015


Je pense qu'il devient "malsain" maintenant de se référer aux " décisions" du gouvernement actuel! On sent très bien que Hollande est à bout de souffle et qu'une démission ou en tous cas une dissolution se dessine ... Les 130 morts sont une honte , sans parler du TGV ...!! Vigipirate n'a pas marché et le Bataclan n'était pas protégé ; On croit rêver .
Grand marché

Par: raymond eoulx le 15/11/2015


Et si on faisait disparaître l'Homme de la Terre?
Au mieux, pour conserver la diversité biologique, le cantonner dans quelques oasis bien délimitées? Gaïa serait au top, sauf accident issus de traps sud-sibériens, de croiseurs intersidéraux venant en visite sans feux de changement de direction!
Rares (et peu écoutés) sont ceux qui osent dire que c'est une démographie non maîtrisée, la satisfaction de ses besoins naturels par le pillage des ressources qui va modifier le climat. Certaines régions en crise aujourd'hui ont vu leur population décupler  (Syrie, Niger, et tant d'autres) en moins de 50 ans, sans que les superficies de terres arables ou leur productivité comme leur activité économique aient augmenté dans la même proportion dans le même laps de temps.

Nous avons apporté une médecine occidentale efficace en ce qui concerne la mortalité infantile sans que les structures mentales ou sociales de ces régions se soient modifiées: 7,2 enfants/femme au Niger contre 0,65 en Allemagne. Cela ne peut devenir que le règne de 'l'idiocratie": le minimum d'éducation devient impossible financièrement s'ensuivant pour corollaire l'illetrisme devenu la règle.
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COP 21  - Le GIEC soutient le… nucléaire !

COP 21


Le GIEC soutient le… nucléaire !




le

Le résumé technique du rapport  du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) confirme que l'énergie nucléaire fait partie de la solution pour réussir la transition énergétique. 
Certes, c'est écrit avec quelques circonvolutions, et les antinucléaires se sont empressés d'amoindrir cette "horreur" en extrayant de ce long texte abscons (107 pages en anglais), uniquement les phrases soulignant les limites du nucléaire .

Pourtant, le GIEC y mentionne bien que l'énergie nucléaire est une source mature pour la fourniture d'électricité à faibles émissions de gaz à effet de serre et qu'elle pourrait contribuer de manière croissante à la fourniture d'énergie à bas carbone.

Afin qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, tout ce que le GIEC indique à propos du nucléaire dans ce rapport, y compris ses limites et son potentiel d'évolution, est inclus dans l'annexe à cet article (extraits originaux en anglais traduits en français).

Voici quelques extraits :

« Les scénarios atteignant des concentrations atmosphériques d'environ 450 à 500 particules par milliers d'équivalent dioxyde de carbone (ppm CO2 éq), d'ici à 2100, sont caractérisés par un triplement, voire un quadruplement de la part globale de l'approvisionnement provenant de sources à zéro et faible teneur en carbone, telles que les énergies renouvelables, l'énergie nucléaire, les énergies fossiles avec captage et stockage du CO2 (CSC), et de la bioénergie avec CSC (BECCS), d'ici à 2050, par rapport à 2010",

"les seules réductions de la demande ne seraient pas suffisantes pour atteindre des niveaux d'environ 650 ppm de CO2eq, ou moins, d'ici 2100",

"La fourniture d'énergie à zéro et à faible intensité carbonique inclut les énergies renouvelables, l'énergie nucléaire, les énergies fossiles avec CSC, et de la bioénergie avec CSC (BECCS)".

"Le secteur de l'approvisionnement en énergie offre une multitude d'options pour réduire les émissions de gaz à effet de serre( GES). Ces options comprennent :(…) les technologies d'approvisionnement en énergie à faible émissions de GES, comme les énergies renouvelables, l'énergie nucléaire, et les énergies fossiles avec CSC.

Le graphique de la page 105 du rapport montre que l'investissement prévu est de plusieurs dizaines de milliards de dollars par an dans le nucléaire dans le monde.

Ainsi, pour éviter les risques d’un réchauffement global de la planète, il serait donc  bienvenu de tirer parti, aussi, des possibilités offertes par le nucléaire. La Ministre de l'écologie et de l’énergie, madame Royale, déclare même que l’énergie nucléaire est une énergie «nécessaire pour réaliser la transition énergétique ».(Déclaration de Ségolène Royal, Ministre de l’écologie et de l’énergie, lors de la présentation du projet de loi (juin 2015)

Or, notre loi de transition énergétique voté en août 2015 est incohérente : elle reconnaît que le nucléaire fait partie de l’avenir, mais elle n’ouvre aucune perspective sur le parc existant, ou sur les nouvelles constructions. Au contraire, elle souhaite limiter la capacité de production nucléaire d'électricité à 50% en 2025.
 
Fixer des limites arbitraires et rigides, dans un contexte d’incertitudes énergétiques, peut  se révéler contre-productif en affectant la compétitivité du pays, ainsi que le pouvoir d’achat des Français. 

L’énergie nucléaire permet de garantir à moindre coût la sécurité d’approvisionnement en électricité de la France. Elle doit être préparée pour des scénarios plus optimistes de redressement industriel, de croissance démographique, et d’électrification de nouveaux moyens (transport, chauffage par pompe à chaleur,…).

Cette loi de transition énergétique semble vouloir satisfaire des intérêts mercantiles et politiques à court terme, au détriment de l'avenir énergétique de notre pays. Prendre des décisions sur une base idéologique pour soutenir inconsidérément les énergies renouvelables, tout en limitant la production d'électricité nucléaire, revient à casser un outil industriel éprouvé, économiquement performant et à augmenter les émissions de gaz à effet de serre.

Cette pathétique gabegie se déroule sous les yeux amusés de nos concurrents et partenaires (?) (Chine, Russie, Inde, Etats-Unis) qui investissent dans le nucléaire. Le GIEC inclut aussi le nucléaire parmi les solutions d'avenir en écrivant : « le nucléaire pourrait contribuer de manière croissante à la fourniture d’énergie à bas carbone ».

ANNEXE
Extraits de tous les passages du rapport du groupe 3 du GIEC mentionnant le nucléaire
Page 53 : Scenarios reaching atmospheric concentrations levels of about 450 to about 500 ppm CO2eq by 2100 are characterized by a tripling to nearly a quadrupling of the global share of zero- and low carbon energy supply from renewables, nuclear energy, fossil energy with carbon dioxide capture and storage (CCS), and bioenergy with CCS (BECCS), by the year 2050 relative to 2010 (about 17 %) The increase in total global low-carbon energy supply is from three-fold to seven-fold over this same period. Many models could not reach 2100 concentration levels of about 450 ppm CO2eq if the full suite of low- carbon technologies is not available. Studies indicate a large potential for energy demand reductions, but also indicate that demand reductions on their own would not be sufficient to bring about the reductions needed to reach levels of about 650 ppm CO2eq or below by 2100.
(Page 53) "Les scénarios atteignant des concentrations atmosphériques d'environ 450 à 500 particules par milliers d'équivalent dioxyde de carbone (ppm CO2 éq), d'ici à 2100, sont caractérisés par un triplement, voire un quadruplement de la part globale de l'approvisionnement provenant de sources à zéro et faible teneur en carbone, telles que les énergies renouvelables, l'énergie nucléaire, les énergies fossiles avec captage et stockage du CO2 (CSC), et de la bioénergie avec CSC (BECCS), d'ici à 2050, par rapport à 2010".
Des études indiquent un grand potentiel de réduction de la demande d'énergie, mais indiquent également que les seules réductions de la demande ne seraient pas suffisantes pour atteindre des niveaux d'environ 650 ppm de CO2eq, ou moins, d'ici 2100 .

P 56 Zero- and low carbon energy supply includes renewables, nuclear energy, fossil energy with carbon dioxide capture and storage (CCS), and bioenergy with CCS (BECCS)
(Page 56) "La fourniture d'énergie à zéro et à faible intensité carbonique inclut les énergies renouvelables, l'énergie nucléaire, les énergies fossiles avec CSC, et de la bioénergie avec CSC (BECCS)".
P 69 The energy supply sector offers a multitude of options to reduce GHG emissions. These options include: energy efficiency improvements and fugitive emission reductions in fuel extraction as well as in energy conversion, transmission, and distribution systems; fossil fuel switching; and low-GHG energy supply technologies such as renewable energy (RE), nuclear power, and CCS.
Decarbonizing (i. e., reducing the carbon intensity of) electricity generation is a key component of cost-effective mitigation strategies in achieving low-stabilization levels (430 – 530 ppm CO2eq); in most integrated modelling scenarios, decarbonization happens more rapidly in electricity generation than in the buildings, transport, and industry sectors (medium evidence, high agreement) (Figure TS.17). In the majority of mitigation scenarios reaching about 450 ppm CO2eq concentrations by 2100, the share of low-carbon electricity supply (comprising RE, nuclear, fossil fuels with CCS, and BECCS) increases from the current share of around 30 % to more than 80 % by 2050, and fossil fuel power generation without CCS is phased out almost entirely by 2100.
Nuclear energy is a mature low-GHG emission source of base load power, but its share of global electricity generation has been declining (since 1993). Nuclear energy could make an increasing contribution to low-carbon energy supply, but a variety of barriers and risks exist
(Page 69) "Le secteur de l'approvisionnement en énergie offre une multitude d'options pour réduire les émissions de gaz à effet de serre( GES). Ces options comprennent : - l'amélioration de l'efficacité énergétique,- la réduction des émissions dans l'extraction des combustibles, ainsi que dans la conversion d'énergie et dans  les systèmes de distribution,-  le remplacement des combustibles fossiles,- et les technologies d'approvisionnement en énergie à faible émissions de GES, comme les énergies renouvelables, l'énergie nucléaire, et les énergies fossiles avec CSC.
La décarbonisation (c'est à dire, la réduction de l'intensité carbone) de la production d'électricité est un élément clé des stratégies d'atténuation efficaces pour atteindre de faibles niveaux de stabilisation (430 à 530 ppm CO2eq). Dans les scénarios de modélisation les plus intégrés, la décarbonisation se réalise plus rapidement dans la production d'électricité que dans les bâtiments, les transports, et les secteurs de l'industrie. Dans la majorité des scénarios d'atténuation atteignant environ 450 ppm de CO2eq d'ici 2100, la part de l'approvisionnement en électricité à faible émission de carbone (comprenant les énergies renouvelable, l'énergie nucléaire, les combustibles fossiles avec CSC, et BECCS) augmente.  Elle passe d'environ 30% actuellement à plus de 80 % d'ici 2050. 
L'énergie nucléaire est une source mature de production de base, et à faible émission de GES, mais sa part dans la production mondiale d'électricité a diminué (depuis 1993). L'énergie nucléaire pourrait apporter une contribution croissante de l'approvisionnement en énergie à faible émission de carbone, mais il existe des obstacles et des risques".

P 70  Graphique TS.19 Low-carbon energy includes nuclear, renewables, fossil fuels with carbon dioxide capture and storage (CCS) and bioenergy with CCS.
Nuclear electricity accounted for 11 % of the world’s electricity generation in 2012, down from a high of 17 % in 1993. Pricing the externalities of GHG emissions (carbon pricing) could improve the competitiveness of nuclear power plants. 
Barriers and risks associated with an increasing use of nuclear energy include operational risks and the associated safety concerns, uranium mining risks, financial and regulatory risks, unresolved waste management issues, nuclear weapon proliferation concerns, and adverse public opinion (robust evidence, high agreement) (Table TS.4). New fuel cycles and reactor technologies addressing some of these issues are under development and progress has been made concerning safety and waste disposal. Investigation of mitigation scenarios not exceeding 580 ppm CO2eq has shown that excluding nuclear power from the available portfolio of technologies would result in only a slight increase in mitigation costs compared to the full technology portfolio (Figure TS.13). If other technologies, such as CCS, are constrained the role of nuclear power expands.
Page 70, "L'énergie bas carbone comprend le nucléaire, les énergies renouvelables, les combustibles fossiles avec CSC et la BECCS.L'électricité nucléaire représentait 11% de la production d'électricité dans le monde en 2012 alors qu'il atteignait 17% en 1993. Donner un prix aux externalités, telles que les émissions de GES (tarification du carbone), pourrait améliorer la compétitivité des centrales nucléaires.
"Les obstacles et les risques liés à une utilisation accrue de l'énergie nucléaire comprennent : - les risques opérationnels et les problèmes de sécurité associés, - les risques des mines d'uranium, - les risques financiers et réglementaires, - les questions de gestion des déchets non résolus, - les problèmes de prolifération de l'arme nucléaire, - et l'opinion publique défavorable. 
De nouveaux cycles de combustible et technologies de réacteurs concernant certaines de ces questions sont en cours de développement. Des progrès ont été réalisés concernant l'élimination des déchets et la sécurité. Des recherches sur les scénarios d'atténuation ne dépassant pas 580 ppm d'équivalent CO2 ont montré que l'exclusion de l'énergie nucléaire des technologies disponibles se traduirait par une légère augmentation des coûts d'atténuation par rapport à la gamme complète de la technologie. Si d'autres technologies, telle que la CSC, devaient être réduites sous les contraintes, alors le rôle de l'énergie nucléaire deviendra plus important.

P 104 Investment in low emissions generation technologies (renewables, nuclear, and power plants with CCS) would increase by 147 (31 to 360) billion USD per year (median: +100 % compared to 2010) during the same period (limited evidence, medium agreement) in combination with an increase by 336 (1 to 641) billion USD in energy efficiency investments in the building, transport and industry sectors (limited evidence, medium agreement). 
Page 104, L'investissement dans les technologies de production à faibles émissions (renouvelables, nucléaire, et les centrales avec CSC) devrait augmenter de 147  milliards de dollars par an au cours de la période 2010 à 2029, en combinaison avec une augmentation de 336 milliards de dollars en investissements dans l'efficacité énergétique dans les secteurs du bâtiment, des transports et de l'industrie". 
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