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Lundi 18 décembre 2017
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Nombre de commentaires pour cet article: 5

Par: kralgral le 13/12/2015


Les campagnes médiatiques, quoiqu'on en dise, façonnent une grande partie de l'opinion publique. Elles sont à l'oeuvre toute l'année, bénéficient souvent d'un statut  "service public" ou largement subventionné, et ne sont pas décomptées  du temps de parole des politiques. Additionnées aux organisations et autres structures para-culturelles,  elles créent une "sensibilité" idéologique qui baigne en permanence les esprits, comme au bon vieux temps des lavages de cerveaux et de rééducation populaire. Avec grands élans populaires "spontanés", subtilement orientés,dotés de slogans adéquats, mystérieusement apparus aux bons endroits et généralisés. Les commissaires politiques,  hauts-parleurs, et auto-critiques publiques sont avantageusement remplacés par .....beaucoup plus soft.........
Le fruit mûr tombera dans l'urne.
Les abstentionnistes, pressentant le danger,  ne font que s'en protéger, et refusent de s'engager, et d'affronter.......
Monde en action

Par: BDR le 12/12/2015


Vous avez raison de parler des abstentionnistes ceux-ci sont passés de 22 % en 1986 (1ères régionales) à 50%.  Admettre que 15 à 20% des abstentionnistes étaient des pêcheurs à la ligne soit ! Les 28 à 30% supplémentaires ne sont expliqués par aucun médias à l’heure des sondages à profusion ???

Par rapport aux inscrits,  le FN ne fait que gagner   6, 5 % ; il partait d’assez bas avec 7.5%...

La Droite Traditionnelle LR-UDI est avec près de 3 fois moins de poids de 35 à 13 % (-22%) le gros perdant, suivi par PS-MRG qui perd plus de la moitié de son poids de 25 à 12 % (-13%).

C'est donc davantage un effondrement colossal de 35% de  l'ensemble PS LR UDI qui donne cette impression de forte progression du FN .

Monde en action

Par: PATRICK le 12/12/2015


13 DECEMBRE 2015: JOURNEE NATIONALE DU "MOUTON".

COMMENTAIRES SANS RETENUE N°70

A l'occasion de cette grande "journée commémorative", je vais pour une fois conter une histoire qui est exclusivement réservée aux enfants. Adultes s'abstenir.

Il existait il y a fort longtemps une bergerie que dirigeait un nommé Panurge. Celui-ci possédait de très nombreux moutons qui vivaient paisiblement et oisivement sur un vaste territoire. Malheureusement pour lui, il avait également beaucoup d'enfants que la nature n'avait pas dotés d'une très grande intelligence et qui se querellaient sans cesse sur la façon d'exploiter la bergerie à la mort de leur père. Très vite deux clans se formèrent si bien que tout les opposa.

Sentant la mort venir, le berger réunit alors tous ses enfants pour tenter de les mettre d'accord et décida que chaque clan dirigerait à tour de rôle cette grande exploitation pour le bien des moutons d'autant que rôdait autour de leur propriété une louve rusée qui espérait bien un jour croquer l'ensemble du troupeau sans défense.

Comme prévu, à la mort du père, chaque clan mit en pratique ses propres méthodes d'exploitation provoquant bien évidemment la colère des uns et des autres. Peu à peu, la propriété alla à vau-l'eau si bien que les moutons, qui n'ont que l'intelligence de mouton, ne surent plus vers qui se tourner pour retrouver leur vie paisible d'antan.

Notre louve profita de l'aubaine pour les attirer en pratiquant une brèche dans l'enclos qui permit ainsi une fuite massive du cheptel, lequel pensa que le nouveau territoire qui lui était offert serait beaucoup plus accueillant.

Les deux clans de la famille s'aperçurent un peu tard du trou béant qui laissait fuir les bêtes de sorte qu'ils décidèrent pour un temps de se réconcilier et rafistoler la clôture à l'aide de bric et de broc. Malheureusement, le mal était fait et une partie du troupeau avait disparu. Ils tentèrent alors de ramener au bercail les survivants en leur promettant une nouvelle fois qu'ils s'occuperaient mieux à l'avenir de leur existence.


Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait que purement fortuite puisqu'il ne s'agit que d'une histoire pour enfants.

Bêh bêh bêh. A voté.

PATRICK SOUILLE
Publié sur mon site

Monde en action

Par: Olivier DEVALEZ le 12/12/2015


Mais, mon bon Monsieur Lhomme, le Système s'en contrefout des abstentionnistes ! Ils pourraient constituer 99% des électeurs, du moment que les politiciens désignés sont élus et les places prises, c'est tout ce qui l'intéresse. Tant que les abstentionnistes ne descendront pas dans la rue pour demander la fin du Système, ce dernier les considérera comme des alliés effectifs... ou de sveaux.
Monde en action

Par: lmb le 12/12/2015


Le "parti" des abstentionnistes a plus de voix que le PS et ses alliés, le LR et ses alliés, le FN, DLF et l'UPR réunis.
Monde en action

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LES ABSTENTIONNISTES,  SECOND PARTI DE FRANCE  - Une victoire de l'anti-système

LES ABSTENTIONNISTES, SECOND PARTI DE FRANCE


Une victoire de l'anti-système




le
modifié le 14/12/2015 à 14:44h

Avant le premier tour des régionales, Manuel Valls avait insisté pour que les Français se rendent massivement aux urnes afin de manifester leur attachement à la démocratie, aux valeurs républicaines et leur volonté de combattre le terrorisme et la barbarie. Or, outre la victoire au premier tour du Front National que l'on a commenté ici, force est de constater qu'il y eut une autre « victoire », un autre parti gagnant le soir du 6 décembre et ce fut le parti de l'abstention.

Plus de la moitié des inscrits (50,09 % très exactement) ont boudé le chemin de l’isoloir. Ils ont pratiqué l’urne buissonnière. On l'a peu commenté cette semaine mais un Français sur deux inscrit sur les listes électorales, en âge de voter et jouissant de ses droits civiques ne s'est pas déplacé pour voter dimanche dernier alors que la France vient de vivre des événements terribles et que selon les propos même du chef d'Etat nous sommes en « état de guerre ».
 
Les abstentionnistes forment plus que jamais une « force » politique et constituent ce que nous appelons ici le second parti de France. Ils représentent à eux-seuls plus de 22 millions de Français. Il faut ajouter à ce chiffre de l’abstention celui des bulletins blancs et nuls qui ont été particulièrement nombreux cette fois-ci : près d’un million, soit 4 % des votants et 2 % des inscrits. C’est dire le degré d’insatisfaction et de mécontentement d’une grande partie du peuple français. C'est souligner le degré de contestation latente qui agite le pays.
 
Aux abstentionnistes, il faudrait aussi ajouter que parmi les électeurs qui ont voté pour les listes en présence (car les bulletins blancs ne sont toujours pas considérés comme des suffrages exprimés), un tiers d’entre eux ont choisi des mouvements considérés comme non gouvernementaux et qui en tout cas n’ont jamais exercé de responsabilités au niveau national. C’est bien sûr le cas de Lutte ouvrière qui réunit 1,5 % des voix mais c’est surtout le cas des mouvements situés, officiellement au moins, à droite des Républicains. Nous pensons à Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan qui obtient un assez bon résultat (près de 4 %) relativement uniforme sur tout le territoire national, même si c’est logiquement son chef de file qui réalise le meilleur score en Ile-de-France (6,57 %). Sa défense des automobilistes, son combat contre les radars automatiques lui ont manifestement permis d’obtenir un matelas de voix non négligeable. Dupont-Aignan a refusé toute fusion de ses listes et n’a pas donné de consignes de vote pour le second tour. Il ne roule que pour lui. De même, bien que plus modestes, les résultats de l’Union populaire républicaine (UPR) de  François Asselineau, qui avait présenté partout des listes en métropole, Corse exceptée, ne sont pas non plus ridicules. Son combat sans concession contre l’Union européenne et pour la souveraineté de la France lui a permis d’engranger près de 1 % des voix.  Il faut donc compter toutes ses voix et les additionner à celles du Front National pour obtenir une victoire éclatante ce 6 décembre de l'antisystème.

A l'heure qu'il est, personne ne peut pronostiquer le résultat de dimanche soir tant la charge contre le FN est disproportionnée.  Ce qui est certain, c'est qu'elle ne conforte pas le système en place. Elle l'enterre. Beaucoup comprennent qu'il faut prévenir la catastrophe dans laquelle se dirige le pays en procédant à un changement radical de la politique conduite. Or, si cela ne passe pas par une alternance démocratique ou si les résultats de l'expression démocratique populaire sont refusés, niés, comment s'exprimera alors ou faire exprimer cette révolte radicale contre le système ? Forcément par la rébellion populaire, la dissidence ou en tout cas une désobéissance civile qui gangrènera le système de l'intérieur au point de pas en permettre la survie. Peut-être croyons-nous plus à cette ultime solution, en fait à une sorte d'implosion du régime de l'UMPS de l'intérieur parce qu'une telle implosion se greffe actuellement aussi sur une crise générationnelle.
 
Dimanche dernier, la classe politique française a pris l'une des plus grandes claques de son histoire. Il n'y a plus d'autre opposition politique que celle du Front National mais demeure donc aussi ce second parti de France, le parti de l'abstention. Le réveil des Français est tardif mais il est aussi puissamment révélateur des mensonges par omission dont les opinions ont été abreuvées ces vingt dernières années. Mensonges et escamotages qui en disent long sur la duplicité de la dualité droite/gauche. Cette dualité vient de voler en éclats. Elle ne trompera pas son monde.
 
Certes, si dimanche le Front national n’emporte aucune région, la machine UMPS aura bien fonctionné mais ce sera aussi la preuve que la démocratie est un leurre. Le système électoral fonctionne, non pour représenter les aspirations des électeurs mais pour confisquer la parole, par tous les moyens au profit de la secte au pouvoir. Le régime républicain, nous devrions le savoir depuis Maurras, n’est pas une démocratie. C’est une oligarchie. Les élections ont été pensées et organisées pour ça (ce n’est pas pour rien qu’il y a deux tours et qu'il y eut cette année un nouveau charcutage de la carte électorale par les nouvelles régions).
 
In fine, l’abstention dimanche n'a pas progressé mais elle reste constante. A elle seule, elle reflète le malaise social et compte dans ses rangs tous ceux et toutes celles qui désormais sont conscients que dans un pays où « l’explosion civile » éclatera quoi qu’il advienne, le changement ne viendra pas des urnes, surtout pas après 70 ans de mensonges et d’impostures. Il faut donc compter en une rupture plus radicale pour espérer prendre le pouvoir ! 
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