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Lundi 18 décembre 2017
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DISCRIMINATION POSITIVE ET DÉMOCRATIE -

DISCRIMINATION POSITIVE ET DÉMOCRATIE





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En conséquence de la subversion soixante-huitarde et de la fin de l’État régi par le Droit napoléonien, de nobles âmes et de beaux esprits, après avoir solubilisé leur marxisme dans l’alcool et goûté à la nouvelle trinité : Haschisch-cocaïne-LSD (et succédanés), ont inventé toutes sortes de « béquilles sociales » pour les moins aptes de nos contemporains, dont le plus beau fleuron demeure sans conteste la « discrimination positive ».

L’on nous avait longuement bassiné avec la honteuse discrimination raciale et/ou sexiste (celle des vilains Blancs et des vilains mâles envers les pauvres colorés et les pauvresses du sexe faible). On nous refit le coup, en inversant la polarité et en ajoutant le couplet sur les « handicapés ». Cela devint une grande conquête sociale, patronnée par Dame Démocratie… qui est une donzelle guère moins recommandable et vertueuse que ses sœurs Liberté, Égalité, Fraternité ou Historia.

Dans certaines Universités des USA – il aura fallu une dure campagne électorale entre Démagogues et Républicains pour qu’on l’apprenne dans notre beau pays où la sous-information sur certains sujets est une règle d’or -, 25% des étudiants sont admis non par ordre de mérite, mais en raison de leur race, de leur couleur de peau ou de la pauvreté de leurs parents… "Liberty for all" s’est mué en "Black and Latinos are beautiful".

En France, dès l’Ancien Régime, existaient des bourses d’études pour les plus pauvres (Napoléon Bonaparte en avait bénéficié) et l’Église catholique a toujours assuré l’enseignement quasi-gratuit pour ses ouailles méritantes les moins riches (j’en fus). Chacun concourrait ensuite selon ses mérites et sa force de caractère. Mais c’était avant la plus basse démagogie des champions de la revanche des médiocres.

Or les profonds penseurs cités plus haut, qui sévissent plus que jamais de nos jours, semblent avoir oublié – s’ils les ont jamais sus – les fondements de la Démocratie, la vraie. 

Ils sont au nombre de deux : la Loi doit être égale pour tous les citoyens (riches et pauvres ; dominants et dominés ; élus et administrés) ; toute fonction, toute admission à un poste financé par l’État – gestionnaire du Bien Commun – doit se faire en fonction des mérites du candidat et non par piston (racial, religieux, maçonnique), non par l’effet du népotisme ou du « léchage de bottes » (voire plus si affinités), encore moins par une « promotion canapé ».

Si l’on s’en tient à la stricte définition de la Démocratie – qui n’a rien à voir avec le type de régime politique, n’en déplaise aux sectaires – une discrimination (si l’on préfère un choix biaisé par l’effet d’un quelconque favoritisme) est absolument, totalement, irrémédiablement un non-sens. La discrimination, quel que soit le signe arithmétique qu’on lui attribue, est le triomphe de l’arbitraire.

Les contribuables et les épargnants qui alimentent le budget de l’État, ceux qui créent et entretiennent le Bien Commun, ont un devoir : celui de protester contre des lois iniques, contraires à toute éthique, quelle que puisse être la motivation pseudo-humanitaire affirmée par les clowns qui les proposent et les politicien démagogues qui les votent.

En cas de persistance dans l’erreur, en cas de dénis répétés de Démocratie, la seule démarche citoyenne qui s’impose est de s’insurger contre un Pouvoir abusif, contre des tyrans qui n’ont ni sens moral ni dignité dans l’exercice de leurs fonctions électives.

 

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