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Jeudi 20 juillet 2017
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Á QUOI TIENT L'HISTOIRE EN DÉMOCRATIE -

Á QUOI TIENT L'HISTOIRE EN DÉMOCRATIE





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Il est toujours préférable en démocratie de ne jamais se contenter de ce qui se propose comme évident, allant tellement de soi ; c'est ainsi qu'on peut s'éviter d'être mêlé au troupeau bêlant qui trace bestialement la sente choisie pour lui. Ne pas se satisfaire du semblant de pouvoir que le système semble confier à l'individu, sinon c'est le piège : on aveugle, on anesthésie puis on bêtifie, on mène. Le mouton humain ravi s'offre décérébré aux magouilles des maîtres bergers. Surtout ne pas regimber, ni se comporter en brebis égarées ! Tôt fait, les benoîts pasteurs, quand tout va à leur convenance, savent être chiens pires que loups pour forcer l'original contrevenant, le rebelle libertaire.

Juste avant le vote du 2ème tour des élections régionales, nouvelle mouture socialiste, du 13 décembre 2015, ne voilà-t-il pas que tombe, fort à propos, la réussite de l'accord mondial de la C.O.P.21.

La France, quelques jours seulement après les tragiques attentats de Paris, ouvrait, avec grand fracas médiatique, cette conférence sur le climat. Celle-ci avait été prévue, préparée et organisée bien avant cette intéressante coïncidence, mais la juxtaposition devait servir la stature des organisateurs.......

François Hollande porte la réalité de tout rater quand il tente d'agir dans la France qu'il préside désormais. La chkoumoune semble le poursuivre d'un zèle remarquable: il ne fut que piètre secrétaire général du Parti socialiste,  il ne brilla vraiment pas comme président du conseil général de Corrèze et depuis son élection à la présidence de la République, tout tourne au vinaigre. Il rêve éperdument d'une baraka pour démentir cette incapacité chronique de bon petit grassouillet. Il espère décrocher quelque estime auprès de ses concitoyens électeurs : Il s'essaie donc follement de plaire ailleurs, par ailleurs. Faire ainsi valoir d'insoupçonnables aptitudes, toutes ses qualités étrangement  boudées servirait assurément ses intérêts ! Qui n'aurait pas remarqué une véritable frénésie à paraître ailleurs qu'en France ? Il doit se montrer à son avantage pour trouver là estime et reconnaissance chez les autres, il éprouve un tel besoin d'être valorisé ! Ainsi il croit qu'on peut aussi l'apprécier ici. Tout doit le servir.

Le Président de la République Française, après avoir grossièrement utilisé le besoin de cohésion sociale d'un peuple qui se crut agressé, a pu croire à une inespérée hausse de sa popularité : n'avait-il pas tout fait pour apparaître comme l'homme providentiel !

Il a immédiatement pensé que cela suffirait pour contrôler les résultats du 1er tour des régionales du 6 Décembre. Mais , une fois encore, l'inflexible chkoumoune l'accabla ; ce fut une catastrophe.

Le succès de la C.OP.21 devenait nécessaire pour ne point enfoncer un peut plus ce si mal chanceux chef de l'état. Les médiats se fixèrent prioritairement à la réussite de cet utile dérivatif, hors juste une place pour vomir l'éclatant inadmissible succès électoral.

Dès lors, le bon François sembla oublier totalement cette France trop ingrate et se jeta corps et âme à convaincre le monde entier qu'il y avait un vital besoin de succès diplomatique. Son urgent besoin propre coïncidait parfaitement avec le devenir sanitaire du monde. A l'Elysée, en constant contact avec ses délégués, il suivait le déroulement des pourparlers du Bourget, ou fréquemment sur place même, il payait sans compter de sa replète personne : l'échec, avec une autre bévue, lui serait fatal. Allez Laurent ! Au turf Ségolène ! Il faut sauver le soldat François ! On doit tout faire pour l'aider à protéger douce France républicaine de l’imminence de guerre civile comme osait le pronostiquer  hargneusement le passionario  Manuel.

Après des nuits de sueur froide, la peur au ventre, des journée de sueur chaude afin de raviver l'espoir, un résultat, semble t-il assez positif, récompense cette effervescence paniquée. On peut respirer. Finies les sudations aigres ! Le grand maître de la diplomatie, chargé de la Présidence de la conférence, le suffisant Laurent, pour avoir réussi à préserver l'essentiel pour son patron, libéré d'un poids si lourd, y va même de pseudo-sanglots ridicules au micro, agitant un petit marteau vert qu'il espère plein d'humour.... , François, de nouveau vite sur place, exulte et se pavane en grand vainqueur, en sauveur du monde ; s'est thuriféraires, ragaillardis, se lâche dithyrambiquement : « une décision historique » , « le premier accord universel sur le climat » , « l'histoire est là » , ou « l'histoire commence » , « grande victoire de la France » … .

Tout a été fait pour permettre aux bouées de jouer éventuellement leur rôle de sauvetage de ce jonas, président de la République Française.

Cet ersatz, pour raviver l'absence d'éclat du triste sire, suffira-t-il à lui apporter assez de force de persuasion, et lui permettre de poursuivre sa politique, impopulaire et délétère jusqu'ici ? A quoi peu tenir la gloire en démocratie !
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